昂热大学联合学院

  
当前位置: 国际交流 - 学术交流 - 正文

Repenser la production, la consommation et le développement à l’ère des contraintes écologiques

发布时间:2026-09-24  作者:

L’année 2026 marque le 40e anniversaire de la fondation de l’Université de Ningbo. Afin de soutenir le développement d’une université de haut niveau, de renforcer son internationalisation et d’ouvrir un dialogue scientifique international sur les transformations contemporaines des économies et des territoires, l’Université de Ningbo organisera, du 30 octobre au 1er novembre 2026, le colloque international « Mondialisation et transitions territoriales : repenser la production, la consommation et le développement à l’ère des contraintes écologiques ».

Les transitions écologiques transforment profondément les conditions dans lesquelles les économies et les territoires se développent. Le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, la pression sur les ressources et la nécessité de réduire les émissions et les flux matériels remettent en question des modèles de production et de consommation construits dans un contexte où les contraintes environnementales étaient largement traitées comme secondaires. Les travaux sur les limites planétaires ont renforcé cette prise de conscience en montrant que les trajectoires économiques et sociales doivent désormais être pensées à l’intérieur de contraintes biophysiques explicites (Rockström et al., 2009 ; Richardson et al., 2023). Cette perspective invite aussi à articuler les objectifs de soutenabilité avec les besoins sociaux, les niveaux de vie et les conditions d’un développement juste (O’Neill et al., 2018).

Ces transformations prennent place dans une économie profondément mondialisée. Les lieux de production, de consommation, d’innovation, d’extraction des ressources, de décision et de capture de la valeur sont de plus en plus dissociés spatialement. Les chaînes de valeur mondiales organisent ainsi des interdépendances entre territoires et peuvent déplacer les impacts environnementaux, les bénéfices économiques et les coûts de l’ajustement écologique d’une région à une autre (Coe & Yeung, 2015). Dans le même temps, les transitions ne sont ni uniformes ni purement technologiques : elles impliquent des changements de pratiques, d’infrastructures, de régulation, de modèles économiques et de représentations sociales (Geels, 2002).

La transition écologique se territorialise donc de manière différenciée. Les objectifs globaux relatifs au climat, à la biodiversité, à l’économie circulaire ou aux Objectifs de développement durable doivent être traduits en investissements, infrastructures, politiques publiques et transformations concrètes à l’échelle des villes, des régions et des espaces ruraux. Certaines régions disposent de capacités technologiques, institutionnelles et financières importantes pour développer de nouvelles trajectoires, tandis que d’autres restent dépendantes d’activités intensives en ressources ou disposent de marges de transformation plus limitées. Les recherches sur le développement régional transformateur, les trajectoires vertes et la transition juste soulignent ainsi l’importance des structures héritées, des capacités territoriales et des effets distributifs des transitions (Chlebna et al., 2023 ; Eadson & van Veelen, 2023). Cette différenciation renvoie directement aux débats sur les inégalités territoriales et sur la nécessité de politiques attentives aux spécificités des lieux (Rodríguez-Pose, 2018).

Les modes de consommation connaissent parallèlement de profondes mutations. Sobriété, économie de l’usage, partage, réemploi, nouvelles mobilités, pratiques alimentaires, tourisme, loisirs, culture et expériences numériques modifient les relations entre consommateurs, entreprises et territoires. Ces évolutions peuvent ouvrir de nouvelles voies de soutenabilité, mais aussi produire des effets rebond, des tensions sur les ressources, de nouvelles dépendances ou des formes inédites d’inégalités. Le tourisme, la culture, le patrimoine et l’hospitalité constituent à cet égard des laboratoires privilégiés des recompositions contemporaines : ils articulent mobilités, consommation, identité locale, valorisation des ressources, économie de l’expérience et transformations des lieux (Richards, 2018 ; Hall, 2019).

Le colloque propose de mettre en dialogue ces différentes perspectives autour d’une interrogation commune : comment la mondialisation et les contraintes écologiques reconfigurent-elles les relations entre production, consommation et développement territorial ? Il privilégiera les approches théoriques, empiriques et comparatives capables d’éclairer la diversité des trajectoires territoriales, avec une attention particulière aux expériences chinoises et aux comparaisons entre la Chine, l’Europe et d’autres régions du monde.

Le colloque s’inscrit également dans le cadre des manifestations scientifiques organisées à l’occasion du 40e anniversaire de l’Université de Ningbo. Il permettra de mettre en valeur les travaux et les coopérations internationales développés par l’Université autour de la transition écologique et du développement territorial, de l’intégration culture-tourisme et des échanges interculturels, de mobiliser davantage de ressources scientifiques chinoises et internationales, d’élargir les réseaux de coopération de haut niveau et de renforcer le rayonnement international de l’Université dans les domaines de recherche concernés.


I. Thème et architecture scientifique du colloque

Le colloque est structuré autour de trois questions scientifiques complémentaires. Elles permettent d’élargir la réflexion au-delà d’un secteur particulier tout en conservant une place importante au tourisme, à la culture, au patrimoine et à l’hospitalité, qui constituent des terrains privilégiés pour analyser les mutations de la production, de la consommation et du développement territorial.

Axe 1 - Comment produire autrement ?

Transformations des systèmes productifs, innovations et nouvelles trajectoires territoriales

Décarbonation des systèmes productifs, transition industrielle et nouvelles spécialisations territoriales.

Économie circulaire, écologie industrielle, économie de la fonctionnalité et nouveaux modèles économiques.

Réorganisation des chaînes de valeur, relocalisation, régionalisation, ressources critiques et nouvelles dépendances.

Transformations de l’agriculture, des systèmes alimentaires, de l’énergie, de la mobilité et des infrastructures.

Innovation verte, numérique et intelligence artificielle au service des transitions.

Industries culturelles et créatives, nouveaux modèles économiques du tourisme et de l’hospitalité.

Valorisation du patrimoine, production culturelle et création de valeur locale.

Emplois, compétences, reconversion et évolution des écosystèmes productifs territoriaux.


Axe 2 - Comment consommer autrement ?

Nouvelles pratiques de consommation, expériences et modes de vie

Consommation responsable, sobriété, nouveaux modes de vie et transformations des préférences.

Nouvelles mobilités, pratiques de déplacement, habitat, énergie et transformations alimentaires.

Évolution des pratiques touristiques : tourisme durable, tourisme de proximité, mobilités touristiques et nouvelles formes d’hospitalité.

Économie de l’expérience, consommation culturelle, loisirs et nouveaux usages des patrimoines.

Gastronomie, saveurs locales, identité des destinations et consommation des modes de vie locaux.

Plateformes numériques, réseaux sociaux, intelligence artificielle, XR et expériences immersives.

Surtourisme, capacité d’accueil touristique et pressions sur les ressources et l’environnement locaux.

Effets rebond de la consommation, surconsommation et transition vers une consommation durable.


Axe 3 - Comment organiser territorialement la transition ?

Gouvernance, justice territoriale et nouvelles trajectoires de développement

Politiques territoriales de transition, gouvernance multiniveau et coordination entre acteurs publics, privés et associatifs.

Territorialisation des Objectifs de développement durable et articulation des objectifs économiques, sociaux et environnementaux.

Justice territoriale, transition juste et répartition spatiale des coûts, bénéfices et opportunités de la transition.

Villes, régions, espaces ruraux, territoires industriels et périphériques face aux transformations écologiques.

Capacités institutionnelles et financières, adaptation, résilience et innovation publique.

Participation citoyenne, communautés locales, acceptabilité, conflits d’usage et expérimentations territoriales.

Gouvernance touristique, renouvellement des destinations, gestion des flux et articulation entre attractivité, qualité de vie et soutenabilité.

Culture, patrimoine, identité locale et tourisme rural comme ressources de diversification et de développement territorial.

Ressources locales, qualité des lieux de vie et d’accueil, attractivité territoriale, mécanismes de construction et méthodes de mesure.


II. Organisation

Organisateur principal : Université de Ningbo

Co-organisateurs :

Institut conjoint des Universités de Ningbo et d’Angers

Centre de recherche sur l’intégration culture-tourisme et la communication internationale de l’Université de Ningbo

Centre de recherche sur la francophonie de l’Université de Ningbo


Partenaires scientifiques :

Journal of Sustainability

Journal of Hospitality and Tourism Management


III. Dates et lieu du colloque

Dates : du 30 octobre au 1er novembre 2026

Programme du colloque :

30 octobre – toute la journée Accueil et inscription des participants

31 octobre – matin  Cérémonie d’ouverture et conférences plénières

31 octobre – après-midi Conférences plénières et table ronde

Sessions parallèles

1er novembre – matin  Ateliers thématiques et cérémonie de clôture

(Sous réserve de modifications en fonction du programme définitif du colloque.)

Lieu : Université de Ningbo (818 Fenghua Road, district de Jiangbei, Ningbo, Zhejiang, Chine).


IV. Invités

Chercheurs internationaux (par ordre alphabétique du nom de famille)

Sébastien Bourdin, professeur de géographie économique et de management environnemental à l’IÉSEG School of Management de Lille (France).

Irini Dimou, professeure au Département de gestion des affaires et du tourisme de l’Université méditerranéenne hellénique (Grèce).

Jean-Christophe Gay, professeur des universités à l’IAE de Nice, Université Côte d’Azur, directeur scientifique de l’Institut du tourisme Côte d’Azur (France).

Corneliu Iațu, professeur à l’Université Alexandru Ioan Cuza de Iași (Roumanie), président de la Société de géographie de Roumanie, membre de l’Academia Europaea.

Nathalie Lemarchand, professeure des universités à l’Université Paris 8, présidente de l’Union géographique internationale (UGI).

Rubén C. Lois González, professeur à l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), ancien premier vice-président de l’Union géographique internationale (UGI).

Jean-René Morice, professeur des universités et directeur de l’ESTHUA, Institut National de Tourisme - INNTO France de l’Université d’Angers (France).

Sairi Piñeros, professeure à l’Université nationale de Colombie, présidente de la Commission de l’Union géographique internationale (UGI) sur l’Amérique latine et les Caraïbes.

Larbi Safaa, directeur du Centre d’excellence en management hôtelier et touristique de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et professeur à la Faculté des lettres et sciences humaines (Maroc).

Hans Gustav Westlund, professeur d’études urbaines et régionales à l’Institut royal de technologie (KTH, Suède), membre de la Regional Science Association International.


Chercheurs chinois (par ordre alphabétique du nom de famille)

A Rongna, professeure à l’École de tourisme de l’Université normale de Mongolie-Intérieure.

Bai Kai, professeur à l’École des sciences géographiques et du tourisme de l’Université normale du Shaanxi.

Cai Xiaomei, professeure à l’Université normale de Chine du Sud, directrice du Laboratoire clé sur l’espace culturel et les comportements sociaux de l’Université normale de Chine du Sud.

Chen Ye, vice-doyenne et professeure à l’École de tourisme et de services de l’Université de Nankai.

Chung Shing Chan, professeur assistant au Département de géographie et de gestion des ressources de l’Université chinoise de Hong Kong.

Hu Xiaohan, professeure et directrice exécutive du College of Shanghai Lausanne Hospitality Management, Shanghai Business School.

Jin Cheng, professeur à l’École des sciences géographiques de l’Université normale de Nankin.

Li Fangxuan, professeur au Département de gestion du tourisme de l’Université de technologie de Chine du Sud.

Liu Lu, directrice adjointe de la rédaction de Tourism Tribune.

Lu Song, directeur et professeur à l’École des sciences de l’environnement et de la géographie de l’Université normale de Shanghai.

Ren Lianping, professeure à l’Université de tourisme de Macao.

Sun Jiuxia, vice-présidente de la Société chinoise des ressources naturelles et professeure à l’École de tourisme de l’Université Sun Yat-sen, lauréate d’un programme national de talents de haut niveau.

Wang Ning, professeur au Département de sociologie de l’École des sciences humaines de l’Université du Sud-Est.

Wang Xingyu, maître de conférences à l’École de gestion hôtelière et touristique de l’Université polytechnique de Hong Kong.

Wu Meiling, professeure assistante de recherche au Département des sciences sociales appliquées de l’Université polytechnique de Hong Kong.

Wai Tsz Serene Tse, professeure assistante à la Lee Shau Kee School of Business and Administration de l’Université métropolitaine de Hong Kong.

Zhang Jie, professeur à l’École des sciences géographiques et océanographiques de l’Université de Nankin.

Zhang Jinhe, professeur à l’École des sciences géographiques et océanographiques de l’Université de Nankin.

Zhang Yuangang, professeur à l’École de tourisme de l’Université normale de Shanghai.

Zhang Haizhou, professeur assistant au Département de gestion du tourisme de l’Université de technologie de Chine du Sud.

Zhao Duoping, professeur à l’École des sciences géographiques et de l’aménagement de l’Université du Ningxia.

Zhao Shuhong, professeure et directrice de l’École de gestion des entreprises et de management du tourisme de l’Université du Yunnan.

Zhu Hong, professeur à l’École des sciences géographiques et de télédétection de l’Université de Guangzhou, lauréat d’un programme national de talents de haut niveau.

(Liste en cours de mise à jour.)


V. Formats scientifiques et valorisation des contributions

Le colloque se déroulera sous forme de conférences plénières, de sessions thématiques, de tables rondes et d’ateliers thématiques. Il favorisera des échanges approfondis entre chercheurs chinois et internationaux autour de la construction théorique, de l’innovation méthodologique, des études de cas comparées et des implications opérationnelles des transitions territoriales.

Des ateliers thématiques sur invitation et en petit comité seront organisés afin de privilégier une approche centrée sur les problématiques, le dialogue entre recherche de pointe et secteurs professionnels, ainsi que des discussions approfondies, tout en renforçant les liens entre le colloque et des revues scientifiques chinoises et internationales de haut niveau. Les ateliers envisagés comprennent notamment :

1. Atelier « Innovation culturelle et touristique et valorisation des ressources locales »

Cet atelier portera sur les ressources locales dans le contexte des transformations de la consommation culturelle et touristique, la coordination entre acteurs, le développement de nouvelles formes d’activité, la mise en scène des espaces et la conversion de la valeur locale.

2. Atelier « Territorialisation des Objectifs de développement durable » (anglais/français)

Cet atelier sera consacré à la territorialisation des Objectifs de développement durable et au rôle des villes et des régions comme espaces de mise en œuvre de la transition, en lien avec le numéro spécial du Journal of Sustainability « Localising the SDGs: The Role of Cities and Regions in Sustainable Development ».


Une sélection de contributions particulièrement en phase avec les thématiques du colloque pourra être invitée à soumettre une version développée à des revues ou numéros spéciaux associés à l’événement. Toute soumission restera soumise au processus éditorial et à l’évaluation scientifique habituels de la revue concernée.


VI. Appel à communications et inscription

Inscription à la conférence

Les participants sont priés de s’inscrire par courrier électronique au plus tard le 20 octobre 2026, en envoyant les informations relatives à leur inscription à l’adresse suivante : wangxueji1990@163.com. L’objet du message devra être indiqué comme suit : « Inscription à la conférence + Nom + Établissement d’affiliation ».

Les informations d’inscription devront comprendre : le nom et prénom du participant, le sexe, l’établissement d’affiliation, le titre ou la fonction académique/professionnelle, les coordonnées, l’intention éventuelle de présenter une communication dans une session parallèle, l’envoi éventuel d’un résumé, ainsi que les informations de facturation, le cas échéant.

Soumission des résumés

Les participants souhaitant présenter une communication sont invités à le préciser dans leur courriel d’inscription et à envoyer le titre ainsi que le résumé de leur proposition à l’adresse suivante : wangxueji1990@163.com.

Les résumés devront comporter 300 à 500 mots, en anglais ou en français, et préciser le titre de la communication, la ou les question(s) de recherche, la méthodologie, les principaux résultats ou la contribution attendue. Tous les résumés seront évalués par le comité scientifique de la conférence, qui déterminera les communications retenues ainsi que leur programmation définitive.


VII. Frais de participation

Enseignants-chercheurs : 1 000 RMB par personne

Étudiants en master ou en doctorat : 500 RMB par personne

Les frais d’inscription couvrent les documents du colloque, les repas et les activités académiques pendant le colloque ; ils ne comprennent pas l’hébergement ni le transport. Les modalités de paiement, les informations relatives à la réservation hôtelière et les dispositions précises d’accueil seront précisées dans la deuxième circulaire.


VIII. Dates importantes

Date limite de soumission des résumés

20 octobre 2026

Date limite d’inscription

20 octobre 2026

Dates du colloque

30 octobre - 1er novembre 2026


IX. Contacts

Monsieur Wang, Institut conjoint des Universités de Ningbo et d’Angers

Courriel : wangxueji1990@163.com

Monsieur Su, Institut conjoint des Universités de Ningbo et d’Angers

Courriel : suyongjun7312@163.com


X. Références scientifiques citées

Chlebna, C., Martin, H., & Mattes, J. (2023). Grasping transformative regional development: Exploring intersections between industrial paths and sustainability transitions. Environment and Planning A: Economy and Space, 55(1), 222-234. https://doi.org/10.1177/0308518X221137346

Coe, N. M., & Yeung, H. W.-C. (2015). Global Production Networks: Theorizing Economic Development in an Interconnected World. Oxford University Press.

Eadson, W., & van Veelen, B. (2023). Green and just regional path development. Regional Studies, Regional Science, 10(1), 218-233. https://doi.org/10.1080/21681376.2023.2174043

Geels, F. W. (2002). Technological transitions as evolutionary reconfiguration processes: A multi-level perspective and a case-study. Research Policy, 31(8-9), 1257-1274. https://doi.org/10.1016/S0048-7333(02)00062-8

Hall, C. M. (2019). Constructing sustainable tourism development: The 2030 agenda and the managerial ecology of sustainable tourism. Journal of Sustainable Tourism, 27(7), 1044-1060. https://doi.org/10.1080/09669582.2018.1560456

O’Neill, D. W., Fanning, A. L., Lamb, W. F., & Steinberger, J. K. (2018). A good life for all within planetary boundaries. Nature Sustainability, 1, 88-95. https://doi.org/10.1038/s41893-018-0021-4

Richards, G. (2018). Cultural tourism: A review of recent research and trends. Journal of Hospitality and Tourism Management, 36, 12-21. https://doi.org/10.1016/j.jhtm.2018.03.005

Richardson, K., Steffen, W., Lucht, W., et al. (2023). Earth beyond six of nine planetary boundaries. Science Advances, 9(37), eadh2458. https://doi.org/10.1126/sciadv.adh2458

Rockström, J., Steffen, W., Noone, K., et al. (2009). A safe operating space for humanity. Nature, 461, 472-475. https://doi.org/10.1038/461472a

Rodríguez-Pose, A. (2018). The revenge of the places that don’t matter (and what to do about it). Cambridge Journal of Regions, Economy and Society, 11(1), 189-209. https://doi.org/10.1093/cjres/rsx024